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Le tour de la Somme en 2003


LES 8, 9 ET 10 JUILLET 2003

mardi 5 février 2008, par Guy Defontaine

Texte écrit par Marc Renault


On a encore joué un sacré bon tour- En Somme, on a encore joué un sacré bon tour  !! -

Depuis un an, on piaffait tous d’impatience. Après le succès du Tour du Pas de Calais 2002, chacun se promettait d’effectuer un tour de la Somme encore plus convivial, encore plus sympa, en un mot, encore plus réussi. On se promettait de faire encore plus fort que l’an dernier, et, pour peu que le temps s’y prête, ça devait être un sacré truc !

Donc, au soir du 7 juillet 2003, au moment d’embarquer les bagages, il ne manquait que peu de monde. La remorque et la voiture chargées, nous étions prêts. Il ne restait plus qu’à attendre le lendemain.

Mardi 8/07 matin, donc. Sur le coup de 8 h 15, la troupe se retrouvait à Acheville, pour embarquer les sacs contenant les pique-niques de la journée. Le chien Pitou avait l’occasion de passer tout le groupe en revue : trois dames et onze messieurs sur les vélos, nos deux accompagnatrices Annie et Nadine prêtes à prendre le volant pour répondre aux besoins de ravitaillement des cyclos et, cette année, Daniel et Alain seraient à notre écoute sur la moto. Tout un chacun a vérifié soigneusement son matériel. Les vélos rutilent, d’aucuns ont changé les accessoires défectueux. Même Claude a fait ré équiper son destrier ! (on verra vite qu’il a trouvé un nouvel équipementier : il est équipé " tout Merdagnolo " de chez " Bricolo " !!) Dès le départ, on s’aperçoit que, ce coup-ci, la météo sera de notre côté. Bien vite, les manchettes, coupe vent ou autres artifices se retrouvent dans les poches, laissant nos petits bras musclés profiter des rayons solaires ! Il ne nous reste plus qu’à suivre le tracé élaboré tout au long de l’hiver par nos " pisteurs " ; il ne nous reste plus qu’à nous laisser guider vers les lieux de restauration et d’hébergement repérés (et expérimentés !) par nos mentors. Sûrement, ces quatre là : Daniel, Gégé, Serge et Valéry sont un peu tendus au départ. Eux qui ont consacré tant d’heures à la préparation se ces trois jours ! Comment se passera l’aventure cette fois ? Est-ce que ce qu’ils ont prévu satisfera le groupe ? N’y aura-t-il pas de grains de sable qui viendront se glisser dans la mécanique qu’ils ont voulu bien huiler ? En attendant de voir, on se met en route. Tout de suite, l’organisation du groupe en mouvement se met en place. Valéry assurera la protection de l’arrière garde. A l’avant, bien vite, trois ou quatre éléments se manifestent pour assurer une allure régulière au peloton. En effet, avec une moyenne de 150 km par jour, il faut que l’allure ne soit pas sujette à des à coups qui fatiguent inutilement le pèlerin ! La première pause est prévue à Barly (celui de la Somme). Nous voici donc autour de la remorque et de ses glacières bienvenues. Le temps pour Gégé de se faire admonester par une ancêtre des lieux : le diable avait osé poser son vélo sur une pompe à essence désaffectée !! Le temps pour tous de se restaurer et voilà le groupe qui se remet en route. Il fait beau, tellement beau que tout le monde est dehors, même les oiseaux ! Annie s’en apercevra vite puisque l’un de ces volatiles indélicats se laissera aller jusqu’à expédier un étron sur le visage de notre compagne pédaleuse ! A l’approche de midi, les motards sont en charge de nous trouver un endroit sympa. Gagné ! Vers treize heures, nous voilà tous, sur l’herbe, à déguster le rosé encore bien frais embarqué par Daniel sur la moto. J’ai alors la surprise de recevoir dans le même moment, un hommage verbal de l’ami Claude et un cadeau de la collectivité, le tout pour me féliciter, une fois encore, de la distinction reçue récemment. J’en suis très touché et, à partir de tout de suite, les magnifiques lunettes orneront mon front à chaque sortie ! Merci à tous ! Nous voilà repartis pour une petite étape. Dans le courant de l’après midi, voyage culturel oblige, les plus courageux (fort peu nombreux !!) auront l’occasion de visiter le cimetière chinois, aux alentours de Noyelles sur Mer. Le matin, déjà, nous avions fait une escale à la fontaine Ste Bertille à Maroeuil. Les effets de l’eau, réputée pour un effet bénéfique s’appliquant aux affections des yeux, tardent ensuite à se faire remarquer !! C’est vers 16 h 30 que les cyclos rouvroysiens atteignent le terme de leur première étape : le Crotoy. Juste avant, nous avions consacré un court moment à la visite du moulin de Crécy en Ponthieu. Comme il est assez tôt, qu’il fait bien chaud, tout le monde se retrouve autour d’une bonne bière sur le port. Ah ! Que c’est bon ! Petit accroc, ensuite, dans le séjour : avec Daniel, nous essayons de négocier l’heure du repas du soir à " la Bonne Franquette ". En effet, on nous demande d’être là à 19 heures. Nous préférerions plus tard. Après un "échange de vues " bref et soutenu, la patronne demeure inflexible, ça ne l’arrange pas ! Merci, on va aller ailleurs ! Un petit tour sur le port, et nous trouverons un endroit plus sympa, offrant les mêmes services ; Or donc, nous voici, de nouveau, à la "villa Etiennette " pour la douche, bienvenue elle aussi. Vers 18 h 30, rassemblement sur la pelouse pour faire le point de cette première étape et, en prenant un petit apéro, l’occasion de chanter une petite ritournelle en l’honneur de Gégé et Claude, flêcheurs motorisés de notre brevet de 130 km Bon moment de rigolade, puis, déplacement vers " le Commerce ", qui mérite bien son nom ! Tout le monde sera content des services de ce restau-là ! A l’issue d’un bon repas, chacun regagne sa chambre, sauf les acharnés du jeu de cartes, bien sûr ! La nuit s’écoule ensuite, juste ponctuée par les déplacements de quelques-uns de nos congénères vers les lieux d’aisance ! Très tôt, nos camarades sont sur le pont ! Et, on n’est pas gêné de savoir qu’ils sont réveillés !!! (C’est un trait de caractère du cyclo mâle moyen : il dort peu, se lève tôt et PARLE FORT !)

Mercredi 9/07. Vers 7 h 15, petit déjeuner. Serge accuse un léger retard, occasionné par une délicatesse subite avec ses intestins ! On remarque aussi des tenues aussi estivales qu’originales ! A titre d’exemple, Béatrice exhibe une superbe tenue de vélo, agrémentée d’une petite jupette qui, à chaque moment de danseuse, volettera joliment au-dessus de la selle ! Malgré la brume, on sent que la journée sera belle, et l’on se met en route pour St Valéry, où l’on doit admirer un point de vue imprenable sur la baie de Somme. Imprenable, certes, en tous cas, par nous, puisque à cause de la brume, on ne verra rien du tout ! L’étape du jour est annoncée comme la plus longue et la plus dure : 170 km a dit Gégé ! Assez vite, en effet, les routes de la Seine Maritime nous offrent de belles montées, de superbes descentes et de magnifiques points de vue. Un premier arrêt permet à chacun de se restaurer puis, la colonne se remet en route jusqu’au prochain point : le château de Rambures. Quel spectacle ! Ca valait vraiment la peine d’avaler la redoutable bosse qui nous a amenés jusqu’ici, même si Annie a du mal à comprendre le plaisir qu’il y a à souffrir autant ! Une photo, et, en route, la troupe ! Nos copains ont prévu le repas dans une pizzeria où l’accueil du jeune couple de patrons est très chaleureux. En plus, les tarifs sont compétitifs. C’est donc bien content et repus que tous se remettent en selle. C’est en ce début d’après midi, alors que l’allure était très modérée, que l’aventure faillit tourner au drame. Sur un tronçon de route bien droit, pour une raison inconnue, Béatrice touche la roue de Jean Jacques. Le résultat, dans ces cas-là ne fait jamais aucun doute, c’est la brutale rencontre avec le bitume  ! Gégé, juste derrière, ne peut rien faire pour l’éviter, et le voilà qui exécute (à son corps défendant !) Un "looping " avant, par-dessus notre amie ! Deux de chute, dit-on, je crois au bridge ! Sauf, que là, personne n’a envie de rire ! Passées quelques minutes, tout le monde se relève, sans grand mal finalement ! Nos deux cyclos reprennent leur chemin, endoloris un peu, mais suffisamment en forme pour continuer l’étape en vélo ! Ouf, on a eu chaud ! Du coup, le soulagement s’emparant de tous, les langues se délient et le bon Gégé fait l’objet de plaisanteries plus ou moins délicates quant à sa chute ! : " Bien sûr, c’est pas sur moi que t’as choisi de tomber, avec mes 85 kg ! " ou encore : " Voilà ce que c’est que de suivre les filles d’aussi près ! " Mais la maxime qui restera est celle, très poétique, ayant trait à l’élégance féminine. Nous l’avons déjà dit plus haut, notre camarade Béatrice avait, ce matin revêtu une tenue fort seyante, du coup, nous pûmes entendre : " Bien sûr, quand Béa met sa jupette, il y en a qui font des galipettes ! " Bien sûr, c’est limite, mais vous savez, après la peur et tous ces efforts physiques, on fait ce qu’on peut !

Toujours est-il que nous finissons par atteindre Montdidier et le centre SNCF où nous serons hébergés. Un bâtiment nous est réservé : tout propre, des sanitaires flambant neufs, 3 douches hommes, 3 douches filles(Philippe, toujours distrait, confondra les logos et se douchera chez les filles ! " J’l’ai pas fait exprès ! " Mon œil !), des dortoirs de 4 ou 5 (on en reparlera !) Le temps de s’installer, c’est l’heure de l’apéro. Comme hier, je ressors les bouteilles embarquées pour arroser mes palmes, et Jean Jacques nous gratifie de son cocktail "spécial tour ". C’est l’occasion pour moi de faire le point sur la Sécurité, au travers d’un propos, prémonitoire, que j’avais préparé à l’attention de Fifi, notre champion de la chute tous azimuts. Donc, stabilisateurs, protections de poignets, coudes et genoux constituent le colis qu’on lui remet, histoire d’animer le début de la soirée. C’est ensuite le repas collectif, avec les enfants : pâtes carbonara, super ! Ensuite, baby foot pour les acharnés, jeux de cartes et discussions à la fraîche, devant notre pavillon. C’est alors que l’on se couche, pensant pouvoir goûter un repos bien mérité. Mais le logement collectif a ceci de particulier qu’on ne sait jamais à quel particulier on a à faire ! Nous, on est 4 : Christian, Philippe, Daniel (le motard) et moi. Notre motorisé commence fort en ouvrant la lumière vers 0 h 30 : il ne voit rien pour se coucher ! Bon ! Vers 0 h 45, la batteuse se met en route  ! Notre camarade, au cours de la nuit, se lancera, avec succès, dans l’imitation de plusieurs machines motorisées à fort débit "décibel aire " ! Christian finira par constater : " Y fait plus de bruit que le moteur de sa BMW ! " Malgré deux interventions musclées de ma part, notre ronfleur impénitent continuera à sévir un bon moment. C’est alors qu’on a enfin trouvé le sommeil, qu’un autre particulier, habitué aux postes très matinaux, s’enquiert, de sa douce voix, de savoir si on a bien dormi ! Un coup d’œil sur la montre : 5 h 45 !!! Pas content, le mec... et je le fais savoir ! Donc, on a à peu près la paix jusqu’à 7 h 00.

Jeudi 10/07, à partir de 7 h 00. C’est alors le défilé, sonore, des comparses qui vont faire leur toilette. Le petit déjeuner est fixé à huit heures. Le dilemme est de savoir si on va au restaurant en "civil " ou en vélo. On opte pour le moyen terme : nous irons à pied, mais en tenue de vélo. Ce qui permet au groupe de constater combien l’ami Serge est imprégné des règles de sécurité : il part au déjeuner avec le casque ! Le repas avalé, tout le monde récupère son destrier et se prépare à entamer la dernière étape. Annie est ennuyée, il reste une paire de chaussures dans la voiture. Enquête menée, c’est Serge, encore, qui, bien que casqué, s’apprête à prendre la route en claquettes !! Ah ! Les nuits d’insomnies !! Au moment de partir, le volume de la sacoche d’Annie semble bien gonflée ! Comme on craint que notre camarade n’ait embarqué des produits suspects en quantité exagérée, on vérifie ! Ce sont des pierres qui chargent le sac ! Décidément, elle est vraiment forte Annie ! Elle se charge pour se donner des handicaps !! Que dire de la matinée ? Peu de choses puisque les routes sont droites et, la plupart du temps, le profil est sans grande difficulté. Lorsqu’arrive la fin de la matinée, on constate dans le coup de pédale de certain(e)s d’entre nous une lassitude qui incite nos pisteurs à modifier le parcours. Comme ces messieurs ne sont pas d’accord, on a droit à une de ces joutes verbales qui agrémentent souvent nos pédalées ! Après quelques errements, nous arrivons en vue de Gouzeaucourt, étape retenue pour le repas de midi. C’est à la " Bonne Auberge " vraiment bien nommée, que nous prenons notre dernier repas collectif : coquille de poisson, côtes de porc, purée maison, desserts variés, le tout arrosé de vin bien frais (avec modération, cela va sans dire !) Vers 14 h 00, tout le monde reprend le circuit, avec d’autant plus de facilité que nous sommes sur le "130 du brevet de Rouvroy ". Du coup, c’est fléché, et certains de nos congénères, arguant d’une visite dans la parentèle ou bien d’une inattention provisoire, prennent le large et, comme souvent sur le retour, ne s’occupent pas plus des attardés que de leur première dent de lait ! A Quéant, où la voiture et les glacières nous attendent, c’est également un "pipeau grand format " qui accueillera nos jeunes délinquants ! Le dernier arrêt "Affligem " est effectué à Vis en Artois et, peu de temps après, tout le monde se retrouve à Acheville pour récupérer les bagages. Quelques-uns uns passeront directement, quant à la plupart des joyeux compagnons, après la douche, on se retrouvera autour d’un dernier apéro sur la pelouse, où, en compagnie de Pitou chien, nous ferons un bilan à chaud de l’aventure : De l’avis général, il sera bien difficile de faire mieux à l’avenir. Tout était vraiment quasi parfait : l’hébergement, la nourriture, les accompagnateurs, toujours à l’heure aux rendez-vous et bien sûr, les parcours vraiment super. Quel talent messieurs ! Chacun d’entre nous sait bien qu’il soit difficile de satisfaire les gens de nos jours. Alors, à entendre les louanges que l’on a entendues ces trois jours ci, on peut affirmer que vous avez, Gégé, Daniel, Serge et Valéry, encore gagné votre pari. Bravo à vous et surtout, un GRAND MERCI ! Alors, c’est sûr, on aura du mal de faire mieux, mais, on peut toujours essayer, et puis, on ne sait jamais, doués comme vous l’êtes, ça pourrait ENCORE être mieux !! En tous cas, nous, on est prêt à essayer ! Pour finir : salut à tous et...à l’année prochaine !

Un diaporama existe sur cette sortie de trois journées.

 

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